émotions enfant TDAH

#4 – Comment apprendre à son enfant diagnostiqué TDAH à mieux gérer ses émotions

Lorsqu’on est parent, on a tous eu à faire face à des explosions d’émotions de la part de nos enfants.

Explosions de joie, crise de colère, rivière de larmes,… on observe même parfois que notre enfant passe d’un état à l’autre en un claquement de doigts.

On observe notamment ce type de réaction chez les enfants de moins de 5-6 ans, car ils n’ont pas encore de filtres. 

« Avant 5 à 6 ans, l’enfant ne peut contrôler seul ses émotions, son cerveau supérieur n’est pas encore mûr et ses tempêtes émotionnelles (joie, tristesse, peur) ont toujours besoin d’être accompagnées par un adulte bienveillant, empathique, maternant, affectueux. »

Dr Catherine Gueguen « Vivre heureux avec son enfant, un nouveau regard sur l’éducation au quotidien grâce aux neurosciences affectives » Robert Laffont, 2015

Ces réactions sont donc moins fréquentes chez les enfants plus grands. Et ces fluctuations d’émotions chez les enfants de plus de 5/6 ans peuvent même devenir gênantes et dérangeantes pour l’entourage.

Mieux comprendre les émotions

Avant d’aller plus loin, voici la définition du mot “émotion”

Réaction affective transitoire d’assez grande intensité, habituellement provoquée par une stimulation venue de l’environnement

Dictionnaire Larousse

En fait, les émotions sont l’expression des besoins humains:

C’est leur satisfaction et non satisfaction qui déclenche nos émotions. Il faut donc traiter la cause (quel besoin n’a pas été satisfait), plutôt que la conséquence (empêcher l’émotion de s’exprimer)

Les besoins primaires selon Maslow

La pyramide des besoins, ou pyramide de Maslow, est une représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins. On retrouve, par ordre de priorité (selon Maslow)

  • les besoins physiologiques (boire, manger, dormir, respirer,…)
  • les besoins de sécurité (du corps, de l’emploi, de la santé,…)
  • les besoins sociaux (amour, amitié/appartenance, intimité)
  • l’Estime (confiance, respect des autres, estime personnelle)
  • l’accomplissement personnel
pyramide des besoins Maslow
Pyramide des besoins – Maslow

Quel que soit l’ordre de priorité, on comprend aisément que la non satisfaction de l’un de ces besoins fondamentaux provoque des réactions. Et ces réactions se manifestent par nos émotions.

Par exemple:

  • Si j’ai faim ou que je suis fatigué: je me mets plus facilement en colère
  • Si je ne me sens pas en sécurité: j’ai peur
  • Si je ne me sens pas aimé: je suis triste

Autres informations utiles

  • Il existe quatre émotions de base : la joie, la tristesse, la peur et la colère. On ajoute aussi parfois la surprise et le dégoût.
  • les émotions ne sont ni négatives, ni positives. Elles dégagent en revanche une énergie haute ou basse (colère = énergie haute / tristesse = énergie basse ; joie= énergie haute / sérénité = énergie basse)
  • ne pas exprimer une émotion l’imprime = il est donc important de verbaliser ses émotions pour leur permettre de circuler.
le savant mélange des émotions

Il est important, dans notre rôle de parent, d’accueillir l’émotion de notre enfant: telle qu’elle est, sans jugement. Cette reconnaissance aidera votre enfant à exprimer plus librement ses émotions.

Gestion des émotions chez l’enfant avec un TDAH

Lorsque notre enfant vit avec un TDAH, et notamment lorsqu’il a une dominante impulsivité/hyperactivité, la gestion des émotions s’avère encore plus compliquée que d’ordinaire.

Notamment du fait :

  • du défaut d’inhibition de la réaction (pour rappel: l’inhibition c’est une manière qu’a notre cerveau de dire STOP, ce qui nous permet de résister aux tentations, aux réponses impulsives, aux distractions,… )
  • de l’intolérance au délai (cela créé de la frustration et peut donc déclencher une réaction de colère)
  • de la gestion déficitaire des émotions (cet article est justement fait pour apprendre à nos enfants à mieux gérer leurs émotions)
  • de l’analyse limités de la situation: l’enfant ne prend pas en compte l’environnement dans son intégralité, et ne comprend pas toujours la réponse du parent (par exemple: lorsque je suis au téléphone pour le travail, et que mon enfant veut me parler, il ne prend pas forcément en compte que: je suis dans mon bureau, je suis au téléphone, je parle boulot donc c’est certainement un appel professionnel,…)

Apprendre à notre enfant à reconnaître, comprendre et exprimer ses émotions

Avant de demander à votre enfant à mieux gérer ses émotions, assurez vous qu’il sache bien les reconnaître.

Il pourra alors mieux exprimer ce qu’il ressent et quels sont ses besoins.

Reconnaître ses émotions grâce aux images

Il n’est pas toujours simple de décrire ses émotions, même lorsque on est adulte. Et encore moins quand on est un enfant et qu’on n’a pas assez de vocabulaire. 

Pour y remédier, je recommande d’utiliser les images ludiques (pictogrammes, météo et roue des émotions,…)

Choisissez l’outil qui convient le mieux à votre enfant, et apprenez à l’utiliser dans toutes les situations: surtout quand vous sentez que votre enfant se sent bien. En l’utilisant plusieurs fois dans un contexte positif, il arrivera à s’approprier l’outil dans les meilleurs conditions.

Et concentrez sur un seul outil à le fois, pour que vous puissiez l’apprivoiser et en tirer tous les bénéfices.
Car comme souvent, à trop vouloir en faire, on finit par ne plus rien faire. 🙂

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples d’outils. N’hésitez pas à fouiller sur le Web pour en trouver d’autres, plus adaptés, ou à les fabriquer vous-même.

Utiliser des pictogrammes

Le thermomètre de la colère

La météo des émotions

La météo représente plutôt bien notre état intérieur. Et l’enfant aura plus de facilités à dire qu’aujourd’hui, sa météo est “soleil”, plutôt que de dire “aujourd’hui je me sens heureux”

météo des émotions
Blog papapositive.fr – image PDF à télécharger ici

La roue des émotions

Un outil que j’affectionne particulièrement : la roue des émotions:

Elle permet à votre enfant d’indiquer: sa météo, l’émotion prédominante, et son/ses besoins.

Ma recommandation lorsqu’on utilise une roue des émotions: dans un premier temps, prenez l’habitude de l’utiliser fréquemment, et surtout lorsque votre enfant se sent bien. Il apprend alors à faire une pause pour mieux écouter son corps, et être dans l’instant présent.

Et vous savez bien à quel point c’est difficile, lorsqu’on vit avec le TDAH, d’écouter son corps et d’être dans l’instant présent 😉

Le fait de l’utiliser principalement lorsque votre enfant se sent bien, alors il aura plus de facilités à l’utiliser lorsqu’il se sent triste ou en colère. 

N’hésitez donc pas à en faire une routine.

Chez nous, lorsque j’avais acheté la roue des émotions, on l’utilisait à table, en début de repas. On Faisait même un tour de table pour que chacun puisse exprimer ses émotions et ses besoins. 

Et pour les tout petits

Livres intéressants

Le monstre des couleurs

Très beau livre, ludique et joliment illustré!

Le monstre des couleurs se sent tout barbouillé aujourd’hui. Ses émotions sont sens dessus dessous ! Il ne comprends pas ce qui lui arrive. Réussira-t-il à mettre de l’ordre dans son coeur et à retrouver son équilibre ?

J’exprime mes émotions avec Loup

Dès 4-5 ans : Dans ce carnet, Loup tinvite à découvrir et exprimer tes émotions. Chaque page te permet d’explorer ta joie, ta tristesse, ta colère, ta fierté… tout ce que tu ressens au quotidien. Que tu sois de bonne ou de mauvaise humeur, agacé ou détendu, ce carnet est fait pour toi ! Dessine, colle, écris, colorie… Amuse-toi avec Loup et défoule-toi ! Plus d’une centaine de pages et des planches d’autocollants cautionnés par une psychothérapeute des familles !

Émotions: enquête et mode d’emploi

Art-mella est une jeune femme qui aime chercher des réponses aux questions qu’elle se pose. Pendant quelques années, Art-mella est allée à la rencontre de spécialistes des émotions, s’est documentée, a lu et a participé à de nombreux stages. Le succès de sa première BD, Friandises philosophiques, lui a donné envie d’utiliser ce format pour partager ce qu’elle avait appris au cours de cette longue et passionnante enquête. Au cours de l’écriture, Art-mella s’est rendu compte qu’un tome ne suffirait pas à donner l’ensemble des clés. Mais déjà, vous avez avec ces premières planches de quoi mener votre propre enquête intérieure. Bon voyage à vous !

Mieux analyser les situations pour mieux gérer les émotions

S’entraîner dans les livres

Profitez du moment de l’histoire pour aider vos enfants à identifier et verbaliser les émotions. 

En lisant l’histoire, vous pouvez faire une petite « pause émotion »:

  • qu’est ce que le personnage ressent d’après-toi?
  • pourquoi? qu’est ce qui a déclenché cette émotion?
  • de quoi il aurait besoin pour se sentir mieux?

Apprendre à disséquer une situation

Opéraction

Une invitation au dialogue!

OpérAction est un outil d’intervention simple et concret permettant aux jeunes d’analyser leurs comportements et de prendre conscience de leurs pensées, émotions, paroles et sensations physiques dans certaines situations conflictuelles ou difficiles. 

De la même manière que les pictogrammes, ou la roue des émotions: privilégiez d’abord l’outil dans les situations positives pour permettre à votre enfant de se l’approprier.

Il arrivera d’autant plus facilement à l’utiliser dans les situations conflictuelles.

https://www.miditrente.ca/fr/produit/operaction-mieux-te-connaitre-pour-mieux-agir

le cerveau dans la main

Cette chouette vidéo permet aux enfants de comprendre ce qui se passe dans leur cerveau lorsque l’émotion est trop grande et qu’ils piquent une crise. Elle leur donne aussi des pistes pour apprendre à se calmer tout seuls.

Savoir interpréter les émotions des autres

Le jeu “le monstre des couleurs”

Ce jeu permet à nos enfant d’exprimer ses émotions de manière ludique. Il n’y a pas vraiment de règles, juste une invitation au dialogue.

Et en inversant les rôles, votre enfant pourra également essayer de deviner quelle émotion vous avez ressenti dans telle ou telle situation. Vous pourrez alors lui expliquer, tout en restant dans l’ambiance des confidences, comment vous avez vécu la situation.

La communication non violente pour exprimer ses besoins

Comme son nom l’indique, la communication non violente (CNV) est une méthode de communication fondée sur l’empathie, la compassion et le respect.

Grâce à la CNV, nous pouvons apprendre à nos enfants à s’exprimer de manière plus objective, et moins guidée par ses émotions.

Dans la CNV, Il y a 4 principes dont nous pouvons nous souvenir par les sigles OEBD : Observation, Emotions, Besoins, Demande. Ce sont les 4 principales étapes à suivre pour apprendre la communication non violente :

  • Observation : rester sur les faits, doit avoir une vue objective de la situation (en mettant de côté nos jugements et nos évaluations).
  • Émotions : se poser la question “Qu’est ce que je ressens là maintenant ?”, identification des sentiments qu’éveille la situation (en les différenciant de nos interprétations et de nos jugements).
  • Besoins : idem se poser la question “Quel est mon besoin ?”. Identification des besoins liés à nos émotions. Souvent nous sommes coupés de nos besoins, alors que les écouter permet une compréhension différente de ce qui se joue dans la relation et par conséquent donc notre communication.
  • Demande : Formulation d’une demande en vue de satisfaire ces besoins (demande présentée de façon positive, concrète et réalisable). La condition est de laisser chacun s’exprimer librement, mais le dialogue reste ouvert et la discussion au fil de la pratique devient plus calme, neutre et bienveillante.

Plus d’informations ici

En résumé:

Observation: « Quand… » (je décris la situation ou le contexte qui provoque l’émotion)

Émotion: « Je me sens… » (je nomme l’émotion vécue ou je décris comment je me sens en utilisant le « je »)

Besoin: « parce que… » (j’explique pourquoi je le sens ainsi)

Demande: « J’aimerais… » (j’explique ce que je souhaiterais pour me sentir bien)

Pensez à utiliser cette manière de communiquer le plus souvent possible pour que votre enfant puisse s’en imprégner.

L’utilisation du JE est importante, car j’exprime ce que JE ressens.

En effet, gardez en tête que ce que JE ressens m’appartient. Mes émotions étant le reflet de la réponse à MES propres besoins.

Précision:

La Communication Non Violente (CNV) est un outil. Et plus on la pratique, plus ce mode de communication devient naturel.

Je garde toujours en tête que je suis humaine: je ne suis pas une machine qui encaisse et répond en mode CNV, et avec le sourire 🙂

Parfois (souvent) je m’emporte et je dis des choses que je regrette. Mais j’essaie le plus souvent possible de m’exprimer de manière calme et bienveillante. Je sais au fond de moi que c’est un exemple que je donne à mes enfants. En grandissant, ils arriveront de mieux en mieux à exprimer leurs émotions et leurs besoins.

La CNV est un cadeau que je leur fait. Et je ne culpabilise pas (ou presque pas) lorsque mes émotions débordent et que je m’emporte 😉 Je reste humaine après tout!

Notre rôle de parent

Lorsqu’on est parent, on se sent souvent débordé par le quotidien: un travail qui ne nous plaît pas toujours, des RDVs à honorer chez: le pédopsy, l’orthophoniste, le psychomotricien, le médecin tous les 28 jours pour pouvoir faire le plein de Ritaline, les convocations à l’école,… les soirées explosives,…

Alors gérer encore les frustrations à répétition de nos enfants,… merci pour le cadeau ;p

Et pourtant, nous jouons un rôle fondamental dans l’éducation de nos enfants.

Comment apprendre à nos enfants à gérer leurs émotions si nous n’y arrivons pas nous même? Et qu’en pensent nos enfants?:

  • pourquoi gérer la crise de colère si papa/maman ne le fait pas?
  • pourquoi m’exprimer sans crier si mes parents me crient tout le temps dessus?
  • comment exprimer calmement ce que je ressens si personne ne m’écoute?

Être à l’écoute

Un enfant peut subir une colère lorsqu’il a faim, soif ou encore s’il est fatigué. Car souvenez-vous: l’expression d’une émotion exprime la satisfaction ou non-satisfaction d’un besoin.

Alors accordez lui toute votre attention pour comprendre quel besoin n’est pas satisfait: analysez la situation, écoutez-le avec attention et bienveillance, et aidez le à exprimer ce qui lui manque avec empathie.  “Je vois que tu es énervé et j’aimerais t’aider.”

Surtout, ne le jugez, ne criez pas, ne le menacez pas…et montrez l’exemple au quotidien dans votre gestion de la colère. 

Nous aussi, nous devons apprendre à gérer nos émotions!

Exprimer soi même ses émotions pour permettre à son enfant de le faire en retour

Parce que trop souvent on se tait, on laisse couler, on pleure dans la salle de bain,…

Je ne pense pas que ce soit honteux de dire à son enfant qu’on est triste, en colère, ou même qu’on a peur.

Être honnête sur ses propres émotions permet à notre entourage de mieux comprendre nos réactions. Mais aussi: en exprimant nos émotions à nos enfants nous leur permettons de grandir en comprenant que nous ne sommes pas uniquement des machines à logistique, repas, lessives, ménage et câlins,…

Vous savez, ces phrases du type:

  • les hommes ça ne pleure pas
  • encaisse et avance
  • l’image de la femme parfaite qui: travaille, s’occupe des enfants, des RDVs, du ménage et de la logistique, et avec le sourire 😀

J’ai la conviction qu’en étant honnête avec soi même et ses enfants, nous leur offrons un beau cadeau pour leur évolution de futur adulte/parent.

Temps de pause

Lorsque vous sentez que votre enfant déborde, permettez lui de redescendre avec un temps de pause: avec vous, ou sur une chaise/canapé. Quelques minutes peuvent parfois suffire pour faire redescendre l’excitation ou la montée de colère.

Mais attention, ce temps de pause ne doit pas être vécu comme une punition « viens te calmer! » « va faire une pause dans ta chambre! » mais véritablement comme un moment pour se recentrer.

Pour pouvoir faire redescendre l’énergie, et accéder à nouveau aux capacités d’analyse et de réflexion.

Pour ma part, je constate qu’un temps de pause est possible lorsque je suis encore maître de mes émotions. Si vous sentez que le comportement de votre enfant vous énerve, alors le temps de pause risque d’avoir l’effet inverse et de partir en conversation musclée 🙂

Précision: avant de mettre en place le temps de pause, comme n’importe quel outil et nouvelle règle d’ailleurs, prenez toujours le temps de le présenter hors contexte, calmement, et assurez vous de répondre à toutes les questions de votre enfant.

Bulle de confort

Enfin, voici une dernière stratégie à proposer à nos enfants:

Leur offrir une bulle de confort où il pourront se réfugier et se sentir en sécurité.

Par exemple: une cabane confortable ou un coin de maison où il pourra s’installer sur des coussins,… Bref, une bulle de décompression, rien qu’à lui.

Cet endroit ne doit pas être associé à une punition « va te calmer dans ta cabane », et il faut s’attendre à ce qu’elle subisse un tremblement de terre lorsque votre enfant est énervé.

Dans ce cas, on attend que la crise passe et on l’aide à reconstruire sa bulle.

Aidez votre enfant à se construire un refuge, une bulle de confort, une zone de paix. Avec une petite lumière douce, et la possibilité d’écouter de la musique et de lire un livre.

Il pourra s’y réfugier en revenant de l’école, pour lire un livre et passer un moment calme, pour faire la transition en revenant de chez papa/maman lorsque les parents sont séparés, ou tout simplement lorsqu’il se sent triste ou en colère.

Ne cherchez pas à être parfait

Je lis beaucoup de livres et d’articles sur la parentalité positive, sur la communication non violente et la gestion des émotions.

On a souvent tendance à vouloir en faire trop.

Les médias, les réseaux sociaux, s’en donnent à cœur joie sur les conseils pour être un « bon parent ».

La communication et la gestion des émotions sont souvent mis en avant et on peut facilement se sentir jugés, ou en contradiction avec « le reste du monde ».

Mais nous ne sommes pas des machines, en nos enfants non plus. Nous ne pouvons pas attendre d’eux qu’ils entrent dans des cases pré-établies, et qu’ils se conforment aux « enfants parfaits » vus dans les films, sur Instagram ou sur Facebook.

Ce qui est formidable avec les enfants, c’est qu’ils nous obligent à nous remettre en question, à apprendre sans cesse. Ainsi, en leur apprenant à mieux exprimer leurs émotions, nous apprenons de fait à mieux exprimer les nôtres. Et là, nous offrons à notre famille l’opportunité d’apprendre à mieux communiquer. 

Et même si on gère ne serait-ce qu’une fois par semaine, on peut déjà s’en féliciter!!!

Stratégie #4 – Comment apprendre à son enfant diagnostiqué TDAH à mieux gérer ses émotions

Mes conseils:

  • Soyez à l’écoute de votre enfant: s’il exprime une émotion, c’est que l’un de ses besoin n’est pas satisfait
  • Focalisez-vous sur un seul outil à la fois pour vous en imprégner, et que votre enfant puisse l’apprivoiser
  • N’en attendez pas trop de votre enfant: chaque petit pas est une mini-victoire
  • Soyez exemplaire, mais ne culpabilisez pas lorsque vous craquez!

Actions:

  • Choisissez l’outil qui vous semble le plus adapté selon l’âge et la situation de votre enfant (roue des émotions, pictogramme, thermomètre de la colère, livre, bulle de confort, temps de pause,…)
  • Fixez-vous un objectif concret et mesurable: par exemple: nous utiliserons la roue des émotions en famille chaque matin pendant 1 semaine
  • Et venez nous raconter comment vous avez vécu ces moments.

N’hésitez pas à préciser dans les commentaires si vous utilisez et recommandez d’autres outils!

A bientôt,
Hérade

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2 réflexions sur “#4 – Comment apprendre à son enfant diagnostiqué TDAH à mieux gérer ses émotions”

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