renforcement positif

#15 – Renforcement positif : 12 clés pour un système efficace

Cet article, dédié au système de renforcement positif, tableau de récompense ou système d’émulation, vous intéressera sûrement si vous:

  • souhaitez expérimenter une autre forme d’éducation, tournée vers le positif plutôt que le punitif et restrictif
  • avez essayé de serre la vis, mais rien ne fonctionne: votre enfant a toujours ses comportements inappropriés, n’accepte pas les règles, et ne respecte pas votre autorité
  • vous dites qu’après tout, pourquoi ne pas tester une nouvelle méthode. Ce nouveau test repoussera peut être le temps qu’il reste à vos enfants avant que vous ne décidiez de les ramener au SAV du supermarché des enfants.

J’ai fait le choix de m’appuyer sur la méthode de Benoît Hammarrenger, dans son livre “L’opposition : Ces enfants qui vous en font voir de toutes les couleurs​. C’est cette méthode que j’ai personnellement utilisée, et qui a porté ses fruits dans l’amélioration de notre quotidien.

L’opposition : Ces enfants qui vous en font voir de toutes les couleurs

Je me suis vraiment intéressée à l’éducation positive quand je me suis rendue compte des lacunes de notre propre modèle éducatif.

Sans avoir été éduquée “à l’ancienne”, avec fessées, punitions abusives et/ou humiliations, j’ai naturellement été tentée de “serrer la vis” lorsque les comportements de mes enfants ne reflétaient pas ce que j’attendais d’un enfant bien élevé.

Mais changer ma perspective sur ce sujet nous a permis de faire un pas de géant dans notre quotidien. Et c’est ce que je souhaite vous transmettre dans cet article.

Mieux comprendre le système de renforcement positif

Qu’est ce qu’un système de renforcement positif?

L’idée est de proposer des défis à réaliser, des objectifs à atteindre ou des tâches à accomplir en échange de quelque chose qui fait plaisir à l’enfant. 

Pourquoi mettre en place un système de renforcement positif?

Pour se concentrer sur les comportements positifs

Tous les professionnels de l’enfance s’accordent à dire qu’un enfant est plus réceptif à la récompense qu’à la punition.

Et c’est encore plus le cas lorsque notre enfant évolue avec un TDAH.

Pourquoi?

Parce qu’à force de se sentir différent, en décalage avec les autres, en échec et en conflit avec ses pairs et ses parents, l’enfant va s’attacher à toute preuve de comportement positif à son égard.

“L’idée sous-jacente est la suivante: un comportement qui entraîne une conséquence agréable et un sentiment de plaisir a plus de chances d’être reproduit ultérieurement qu’un comportement ignoré ou entraînant une conséquence négative ou désagréable.”

Benoît Hammarrenger

Le renforcement positif permet ainsi de nous concentrer sur les comportements adaptés, et d’ignorer (ou donner moins d’importance) les comportements inadaptés.

C’est donc tout naturellement que l’enfant va s’orienter vers des comportements positifs.

Pour transformer l’intervention punitive

Ce type de système permet de transformer l’intervention punitive en renforcement positif.

Pour exemple:

En règle générale, notre fonctionnement habituel est d’accorder à notre enfant X minutes par jour, d’utilisation de la tablette. En revanche, si son comportement n’est pas approprié, alors il est puni de tablette (ou alors on lui enlève des minutes).

Dans son système, l’auteur propose l’inverse: l’utilisation de la tablette n’est pas un droit acquis, mais notre enfant peut en bénéficier en échange de bons points acquis grâce à des comportements appropriés.

Ainsi, ce système de renforcement demande de porter une véritable réflexion sur les droits acquis de nos enfants, et les privilèges.

Les exceptions

Je vous imagine déjà, derrière votre écran, vous dire “ah mais j’ai déjà essayé, plusieurs fois, et ça n’a jamais fonctionné avec notre fille/fils.”

Benoît Hammarrenger précise :

“selon mon expérience, un bon système de renforcement fonctionne TOUJOURS. La bonne nouvelle est donc la suivante: avec la mise en place d’un BON système de récompense, le changement est garanti”

Alors retentez l’expérience. Encore un fois. En suivant cette méthode pas à pas, et avec une bonne dose de patience 🙂 

Benoît Hammarrenger présente toutefois les limites de ce système dans deux types de cas. Chez les enfants:

  • très anxieux: ils peuvent devenir obsédés par les règles du tableau de renforcement et par l’obtention d’une récompense.
  • qui présentent un trouble du spectre de l’autisme (TSA): il est difficile de leur trouver un renforcement approprié.  Par ailleurs, le fait de ne pas obtenir de renforcement approprié peut représenter une cassure dans leur routine, ce qui les désorganise et provoque une crise.

Pour tous les autres enfants, toutes les chances sont de votre côté, dès lors que le système est bien établi.

Les 12 travaux du système de renforcement par Benoît Hammarrenger

Comme tout système d’éducation, il existe de nombreuses variantes. 

Je ne vous en présenterai qu’un seul, que j’ai déjà testé et qui a porté ses fruits. Mais n’hésitez pas à faire vos propres recherches.

Quelques conseils : 

1. Choisissez le système (celui que je vous présente, ou un autre) qui vous inspire et suivez-le étape par étape.
Mettez vous en mode construction de meuble Ikea : en suivant le mode d’emploi à la lettre, pour s’assurer de ne perdre aucune pièce et de ne pas monter le meuble à l’envers.

2. Ne changez pas les règles en cours de route: votre enfant risque de s’y perdre et vous aussi!

3. ET…Soyez patient!!! Tout vient à point à qui sait attendre ^^

J’aime l’introduction de B. Hammarrenger, concernant ces 12 travaux.

Je vous la partage, car elle reflète la bienveillance que ce neuropsychologue porte sur nous, les parents en difficultés.

“Les hommes les plus forts de l’Histoire, comme Hercule, Astérix et Obélix, ont eu à prouver leur force en accomplissant 12 travaux choisis pour eux. Si vous voulez mon avis, être un bon parent est une tâche qui demande bien plus de force, de courage et de détermination que ce dont ont fait preuve ces personnages mythiques. (Et aucune potion magique n’existe pour faire de nous des meilleurs parents!)”

Pas de jugement, donc, dans cette méthode, mais une véritable intention de nous aider à améliorer notre quotidien et celui de nos enfants!

Afin de prouver notre force, l’auteur nous a donc préparé une liste des 12 travaux du système de renforcement.

1. Formuler peu d’objectifs à la fois

Quand on découvre une nouvelle méthode destinée à améliorer notre quotidien, on a souvent tendance à vouloir tout changer d’un coup.

Mais notre précipitation a souvent un coût: à vouloir TOUT changer, on finit souvent par ne rien changer.

Il en est de même pour nos enfants. Si le nombre d’objectifs à atteindre est trop important, il risque de s’y perdre et de baisser les bras.

Alors… patience!

Je vous conseille de dresser une liste des comportements que vous aimeriez que votre enfant améliore, et choisissez les plus urgents.

Pour repère, B. Hammarrenger recommande:

  • 4 à 6 ans: deux objectifs par jour
  • 7 à 8 ans: trois objectifs par jour
  • 9 à 12 ans: trois ou quatre objectifs par jour

2. Formuler des objectifs concrets

Les objectifs concrets et mesurables sont les seuls qui ne peuvent pas dévier vers une argumentation.

Par exemple: “tu seras gentil toute la journée” est totalement flou. 

Votre interprétation du mot “gentil” est très certainement différente de celle de votre enfant. 

Et si vous ne mesurez pas concrètement cet objectif, alors comment saura-t-il s’il a vraiment été « gentil toute la journée »?

Les objectifs concrets et mesurables permettent de savoir exactement s’ils ont été atteints ou non. Les objectifs de routines peuvent être assortis de l’heure exacte* à laquelle ils doivent être réalisés, ce qui facilite encore plus l’attribution – ou non – d’une récompense.

* dans ce cas, votre enfant doit être en mesure de savoir lire l’heure.

Voici une liste d’objectifs concrets:

Pour la routine du matin, à:

  • 7h tu dois être sorti du lit
  • 7h15 tu dois être habillé
  • 7h45 tu dois avoir terminé ton petit déjeuner

Pour la période des devoirs:

  • à 17h tu dois être assis à table, ton agenda ouvert, et tu dois être prêt à commencer tes devoirs
  • les devoirs se font sans larmes, ni crises

Pour la participation aux tâches ménagères:

  • Lorsque ton repas est terminé, tu dois débarrasser ton assiette et tes couverts et les mettre directement dans le lave-vaisselle
  • Le samedi matin, après le petit-déjeuner, tu déposes tes vêtements sales dans le panier à linge.

Retrouvez dans cet article plus de conseils pour établir des objectifs concrets, mesurables et réalisables.

3. Formuler des objectifs de manière positive

Il est important que les comportements soient décrits de façon positive, car le but n’est pas seulement de faire cesser les comportements inappropriés, mais surtout d’aider votre enfant à adopter des comportement appropriés.

Il est préférable de dire à l’enfant ce qu’il doit faire plutôt que ce qu’il ne doit pas faire. On encourage ainsi ses bons comportements.

Par ailleurs, avec une formulation positive l’enfant sait exactement ce qu’il doit faire. Alors qu’avec une formulation négative, l’enfant sait ce qu’il ne doit pas faire…mais n’est pas plus avancé sur ce qu’il doit faire.

En règle générale, on va éviter les “ne pas”, mais plutôt cibler une action que l’enfant peut faire, qui peut être vue et/ou entendue.

Par exemple: au lieu de dire “ne mets pas la musique trop forte”, il serait plus parlant de dire “mets la musique sur le niveau volume 5, au maximum”

Pour aller plus loin: découvrez mon article 15 clés pour faire efficacement une demande à son enfant

4. Préparer un tableau visuel et un renforcement tangible

Mettre en place un support visuel permet à votre enfant de mieux visualiser:

  • ses objectifs,
  • les points accumulés,
  • et les récompenses visées

Il n’est pas nécessaire d’être un fou de bricolage pour confectionner un tableau qui fonctionne: une feuille blanche avec quelques lignes et colonnes fera largement l’affaire 😉

Il est recommandé d’afficher ce tableau dans un endroit bien visible pour que l’enfant ne perde pas de vue ses objectifs et ses comportements attendus.

Par exemple; mur de la cuisine, porte du frigo, à l’entrée du salon,…

J’ai repéré pour vous:

Un générateur de tableau de récompenses (et de planning familial):

Simple et efficace: vous renseignez le comportement visé, le pictogramme qui va bien, et vous imprimez.

C’est par ici >> http://www.lesaventuresduchouchou.com/2016/10/generateur-de-tableau-de-comportement-generateur-de-planning-familial/

renforcement positif tableau de récompenses système d’émulation

Une banque de privilège à imprimer:

C’est par là >> http://www.grandiravecnathan.com/les-tableaux/la-banque-des-privileges.html

renforcement positif tableau de récompenses système d’émulation

5. La récompense doit arriver rapidement

Lorsque l’enfant atteint son objectif, il doit être immédiatement récompensé.

En effet, le cerveau enregistre un lien fort entre l’acte et la récompense.

Ceci se confirme en toute circonstance: 

Dans son livre “Le Pouvoir des habitudes: Changer un rien pour tout changer”, Charles Duhigg précise le schéma de la mise en place de nouvelles habitudes : signal > habitude > récompense.

Le Pouvoir des habitudes: Changer un rien pour tout changer

Notre cerveau est ainsi fait: pour alimenter notre motivation, et ancrer les habitudes et comportements attendus, notre cerveau est bien plus réceptif à la récompense (qui suit immédiatement le comportement cible), que l’absence de récompense.

Dans le cas de notre système de renforcement, il est important de distinguer deux types de récompenses:

  • les récompenses qui accompagnent immédiatement l’objectif ciblé: un bon point ou un autocollant par exemple, accompagné d’un mot/geste affectueux de la part du parent
  • les récompenses à plus ou moins long terme: un privilège accordé à l’enfant en échange d’un certain nombre de points (ou d’autocollants, ou autre…) accumulés.

Concernant les récompenses à plus ou moins long terme, B. Hammarrenger précise toutefois: 

  • Pour les plus jeunes (4 à 7 ans), les privilèges doivent être donnés jour même (sinon ils risquent de perdre leur motivation)
  • Pour les plus vieux (8 à 12 ans), les privilèges peuvent être reportés à la fin de semaine par exemple (mais pas plus tard). On compile alors tous les jetons accumulés pendant la semaine.

6. Offrir des privilèges, pas des babioles

Attention, ce système n’encourage pas l’achat de babioles sans intérêt, et n’est bien évidemment pas sensé vous ruiner par l’achat d’objets en échange de bons points.

Au contraire, il est préférable d’offrir des privilèges immatériels, des autorisations “spéciales” qui font plaisir à l’enfant et qui rendent ces moments particuliers.

A noter:

Pour donner encore plus de puissance à ces autorisations spéciales, il est important d’avoir au préalable établi les règles de la maison, et de s’y tenir! 

Par exemple: il semble difficile d’offrir un permission de se coucher 10 minutes plus tard que d’habitude, si l’heure du coucher n’est pas fermement établie.

Quelques exemples de privilèges proposés par notre auteur:

  • Accès à une sélection de desserts spéciaux. L’enfant pourra en profiter uniquement s’il gagne assez de points dans la journée.
  • Permission de se coucher 5 minutes plus tard que l’heure habituelle.
  • Chaque jeton, ou autocollant, donne droit à la lecture de 4 pages d’une BD dans le lit avant d’éteindre les lumières.
  • Chaque jeton ou autocollant donne droit à 10 minutes d’écran (TV, jeu vidéo, tablette,…). Par exemple, pour regarder son émission, préférée pendant 30 min, votre enfant doit avoir accumulé 3 jetons.
  • Un certain nombre de jetons accumulés pendant la semaine donne droit à votre enfant d’inviter un ami le vendredi soir pour une soirée film et pop corn. Avec plus de jetons, on peut même inviter son ami à rester dormir à la maison.

7. Trouver les bons leviers

Les récompenses sont au coeur de tout système de renforcement. 

Pour qu’un système fonctionne, alors il faut des leviers efficaces, et qui stimulent la motivation de vos enfants. 

Ainsi, lorsque vous établissez la liste des récompenses, demandez vous:

  • qu’est ce que mon enfant aime vraiment?
  • est-il vraiment prêt à faire des sacrifices pour obtenir ce privilège?
  • combien de points est-il prêt à échanger contre ce privilège? 

Mon conseil: il me semble important, à cette étape, de présenter à votre enfant la liste des récompenses possible, pour qu’elles soient cohérentes avec son état d’esprit actuel.

En effet, peut être que son centre d’intérêt actuel n’est plus le même qu’il y a deux mois, et que vous ayez loupé ce changement.

renforcement positif tableau de récompenses système d’émulation
Image par silviarita de Pixabay

8. Viser 80% de réussite

“Un enfant ne devrait pas réussir à 100% tous les objectifs du tableau de renforcement. Si c’est le cas, cela signifie que les objectifs sont trop faciles à atteindre.”

Un succès à 100% des objectifs serait donc le signe que le challenge n’est pas suffisamment stimulant, et que notre enfant risque de s’en désintéresser trop rapidement.

Or, ce n’est pas ce que nous voulons!

A l’inverse, si l’enfant a trop de mal à atteindre ses objectifs (taux de réussite de 60% – 6 sur 10 – ou moins), alors il risque de ressentir plus de situations d’échec que de réussites, et risque de se désengager du système par dégoût et frustration.

Encore une fois, c’est tout l’inverse de ce que nous recherchons.

Le bon ratio serait donc 80% de réussite.

Par exemple :

Si votre enfant doit atteindre 3 objectifs par jour (donc 3 points) et que le privilège de la semaine est “vendredi: soirée pizza / film avec Nicolas” s’il atteint ses 15 objectifs de la semaine (3 objectifs par jour x 5 jours = 15 objectifs).

Valider le privilège avec un ratio de 80% de réussite revient donc à lui accorder sa soirée même s’il n’a atteint que 12 objectifs.

A mon sens, il faut que vous puissiez accorder ce ratio seulement en certaines circonstances, sinon votre enfant risque de se reposer sur ces 80% de réussite.

“Je sais que tu devais atteindre 15 objectifs cette semaine pour pouvoir passer la soirée avec Nicolas. Mais exceptionnellement, et pour te féliciter de ton comportement de cette semaine, Nicolas peut venir même si tu n’as que 12 points.”

9. Personnaliser les défis et les récompenses

Si vous avez plusieurs enfants, alors chaque enfant devrait avoir son propre système, avec ses propres défis/objectifs et récompenses.

Ceci s’explique par trois raisons évidentes:

  • le niveau de difficulté d’un objectif n’est pas le même d’un enfant à l’autre
  • l’intérêt des récompenses n’est pas non plus le même. N’oubliez pas qu’il est important de trouver les bons leviers pour que le système soit vraiment efficace.
  • enfin, cette personnalisation évite les comparaisons entre frères et soeurs, et permet à chacun d’évoluer de manière indépendante, sans se comparer au reste de la fratrie.

10 et 11. Constance et constance!

« Deux travaux pour le prix d’un! « 

B. Hammarrenger souligne ici à quel point il est important d’appliquer les règles de la maison, les conséquences (négatives ET positives), et les récompenses. 

Sans cette constance, le système risque d’échouer.

Alors tenez bon!

12. Développer un système dynamique

L’une des grandes erreurs est de garder trop longtemps les mêmes objectifs et les mêmes récompenses.

L’enfant risque de se lasser et de se désintéresser du système, malgré tout ce qu’il lui apporte de positif.

J’aurai tendance à préconiser de revoir le système une fois par mois.

Benoît Hammarrenger, quant à lui, recommande l’organisation suivante:

  • prévoyez un moment seul avec votre conjoint(e) pendant lequel vous établissez une liste de défis plus ou moins difficiles. Découpez des morceaux de papier pour noter un défi par papier, et déposez le tout dans un panier (ou une enveloppe, un pot de confiture, une boite en carton,… ^^)
  • faites de même avec une liste de récompense: un papier par récompense et le nombre de points nécessaires pour y accéder. Rangez chaque papier dans un second contenant.
  • un dimanche sur deux, réunissez vos enfants et laissez les piocher 2 ou 3 défis et 2 ou 3 récompenses.
  • au bout de deux semaines, les papiers sont remis dans leurs boîtes respectives et on procède à un nouveau tirage au sort des prochains défis/objectifs et récompenses qui seront en vigueur pour les 2 prochaines semaines.

“De cette manière, on stimule constamment l’intérêt de l’enfant envers le système de renforcement.”

Bonnes pratiques

>> Donnez le point à votre enfant après qu’il ait adopté le comportement visé. Ne faîtes pas de “paiement” d’avance

>> Continuez sans cesse d’encourager et de félicitez votre enfant.

>> Enfin, un point acquis est…acquis
Chaque point acquis grâce à un comportement approprié doit le rester. 
Dans le cas contraire, le système serait trop bancale et ne stimulerait pas suffisamment votre enfant.
Alors tenez bon, et laissez lui ses points! 🙂

Mon retour d’expérience

Je vous ai présenté ici le système de renforcement positif que j’ai déjà mis en place dans notre famille.

Simple à mettre en oeuvre, il s’est avéré particulièrement efficace dans la mise en oeuvre de la routine du soir, ou pour instaurer les tâches ménagères.

A noter: en plus des recommandations de Benoît Hammarrenger, je délivrais également, de manière exceptionnelle, l’un ou l’autre point bonus lorsque mon beau fils avait eu un comportement particulièrement positif (par exemple: lors d’une soirée chez des amis, d’une sortie pour faire les courses, une après-midi sans qu’il n’ait embêté une seule fois son frère,…)

Ce point supplémentaire n’était pas prévu à l’avance, et son attribution restait exceptionnelle.

Mais ce petit bonus nous permettait de lui montrer encore davantage notre satisfaction.

Ma limite a été de ne pas rendre le système suffisamment dynamique, ce qui a provoqué du désintérêt, et, avec le temps, une forme de rejet de la part de mon beau-fils (et une forme de lassitude de notre part aussi, je l’admet)

En revanche, l’écriture de cet article m’a permis de reprendre conscience de tous les résultats positifs de ce système sur l’organisation de notre quotidien.

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, je vous encourage vivement à vous procurer ce livre “L’opposition : Ces enfants qui vous en font voir de toutes les couleurs​”, dans lequel Benoît Hammarrenger nous délivre des pépites bienveillantes et concrètes, pour mieux gérer l’opposition de nos enfants.

C’est à vous!

# Outil 15 – tableau de récompense et système de renforcement positif

Mon conseil: Pour que ce système vous apporte entière satisfaction, je vous recommande vivement de suivre ce système étape par étape.

Action:

  1. Établissez deux ou trois défis/objectifs et deux ou trois récompenses.
  2. Notez les dans les commentaires pour donner des idées aux autres parents 
  3. Testez ce système pendant un mois, et établissez le bilan. 
  4. Constatez si les bénéfices sont supérieurs aux difficultés, et décidez si vous souhaitez poursuivre. Gardez toutefois en tête qu’il arrive souvent que la situation se détériore avant de s’améliorer.

Tenez bon et partagez nous votre expérience 🙂

Cet article vous a plu?

N’hésitez pas à le partager pour aider un maximum de parents à mieux vivre avec le TDAH de leur enfant.

Prenez soin de vous!

Hérade

[NB: vous pouvez laisser vos commentaires en toute sécurité. Seuls votre nom, votre commentaire et éventuellement le lien vers votre site internet, seront visibles par les autres lecteurs]

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