Guide pratique pour mieux gérer l’opposition de mon enfant

On le sait, l’opposition et le Trouble Oppositionnel avec Provocation (TOP) peuvent fortement impacter les liens familiaux.

On peut parfois se sentir démunis et en manque de stratégies face au comportement opposant (et parfois provoquant) de nos enfants.

Comment gérer l’opposition de mon enfant? Comment retrouver l’harmonie dans notre quotidien? Comment passer de bons moments en famille?

Depuis plusieurs semaines, je vous propose différents outils pour améliorer vos relations avec vos enfants: comment faire des demandes efficaces, comment aider son enfant à mieux gérer ses émotions, comment le valoriser pour qu’il reprenne confiance en lui,…

J’ai souhaité, dans ce guide pratique, vous offrir une vue d’ensemble de la manière dont ces différents outils peuvent vous aider à mieux gérer l’opposition de vos enfants.

Retrouvez ainsi, tout au long de ce guide, une compilation des outils les plus efficaces, ainsi que d’autres pistes qui permettent de limiter les manifestations de l’opposition dans votre quotidien.

Expérimentez, adaptez, soyez dans l’expérience.

N’hésitez pas à re-tester un outil plus tard, ne baissez pas les bras!

Pensez toujours à regarder le chemin parcouru, et les améliorations de votre quotidien. 

Soyez patient et restez positif: le simple fait de mettre en place des outils aura forcément un impact positif sur l’évolution de votre enfant. 

Comment mieux gérer l’opposition de mon enfant

Pour commencer, voici un article qui permet de mieux comprendre l’opposition et le Trouble Oppositionnel avec Provocation (TOP).

Parce que la connaissance est l’arme fatale des stratégies gagnantes: mieux connaître permet de mieux comprendre.

Établir des règles claires

Pour moi, il s’agit de la première chose à mettre en place avec nos enfants: établir des règles claires.

Claires pour vos enfants, mais également claires entre vous et votre conjoint(e).

On ne s’en rend pas forcément compte, mais nos consignes ne sont souvent pas clairement établies:

Par exemple: le moment de la sieste.
Pendant un moment, je considérais qu’à 8 ans passé, la sieste pouvait être remplacée par un moment de détente avec un livre, ou un jeu calme.
Pour mon conjoint, sieste = dormir.
Mon beau-fils ne savait donc plus ce qu’il pouvait faire ou ne pas faire lorsque arrivait le moment de la sieste: dormir ou lire? 1h ou plus?…

Donc forcément, sans consigne claire: il était frustré, s’énervait, s’opposait.

Établir des règles claires permet donc à notre enfant de savoir exactement où il met les pieds. 

Astuce :

Lorsque vous faites une demande à votre enfant, assurez-vous qu’elle suive cette règle des 5 C.

La demande est:

  • Claire: adaptez vos mots à l’êge de votre enfant
  • Concrète: Expliquez le comportement attendu, non le comportement à éviter.
  • Constante: la règle n’est pas adoucie ou durcie en fonction de votre humeur
  • Cohérente: adaptée à l’âge de votre enfant, en cohérence avec les autres règles de la maison
  • Elle et suivie d’une conséquence: positive (valorisation) ou négative (perte de privilège, retrait, réparer son erreur,…)

A mon sens, l’une des meilleures pratiques est d’établir un tableau ou un poster des règles de la maison:

  • une liste des 5 à 10 règles maximum, selon l’âge de votre enfant: évitez de faire une liste à rallonge. vous risqueriez d’être contre-productif.
  • commencez par définir les règles avec votre conjoint(e): vous pourrez trouver un consensus et établir les règles qui vous conviennent à tous les deux. 
  • vous pourrez ensuite en parler à vos enfants: expliquez clairement chaque règles et assurez vous qu’elles soient bien comprises.
  • Accrochez le tableau/poster à un endroit bien visible de la maison.

Il m’est également arrivé, lorsque nous étions dans des périodes difficiles, de reprendre les règles importantes du moment et de faire signer la liste par chacun des membres de la famille, tel un contrat, avant de l’afficher à l’entrée de la cuisine.

tableau des règles
tableau des règles tiré du Blog papapositive.fr

Faites des demandes efficaces

Les clés du succès pour faire une demande efficace à son enfant:

  • La demande doit être réaliste: votre enfant est capable d’y répondre
  • C’est le bon moment pour vous et pour votre enfant
  • La demande est claire et brève 
  • Elle est donnée sur un ton affirmatif : ce n’est pas une question et vous ne demandez pas une faveur
  • Elle décrit concrètement le comportement désiré
  • Le temps ou le moment d’exécution sont précisés
  • La demande est respectueuse: le ton est neutre, et vous ne faites pas une critique
  • Vous êtes sur la même longueur d’ondes avec votre conjoint sur les demandes faites à votre enfant.

Découvrez  plus d’informations dans l’article:

Choisissez vos combats

Vous ne pouvez pas être sur tous les fronts. C’est épuisant pour vous, en tant que parent, mais encore plus pour vos enfants.

En effet, un enfant dont le parent est constamment en train de le reprendre ou de lui donner des consignes aura l’impression de ne pas être à la hauteur, de mal agir quoi qu’il fasse. 

Choisissez les règles du moment, les comportements opposants les plus dérangeant, concentrez vous uniquement sur ces règles/comportements.

Ménagez-vous des moments de lâcher prise. 

Gardez-en tête que plus vous interviendrez, moins vous serez efficace. Votre enfant risquerait de s’opposer encore plus et vous n’aurez rien gagné.

Concentrez vous sur les valeurs que vous souhaitez transmettre: respect, politesse, honnêteté, partage des objets, partage des tâches,…

Choisissez l’une de ces valeurs et les comportements qui y sont associés. Établissez clairement vos règles et concentrez vous dessus pendant plusieurs semaines (au moins 2 à 3 semaines avant de passer à d’autres combats).

Donnez de l’attention positive

Notre quotidien stressant et notre addiction aux écrans font que nous ne prenons plus vraiment le temps de vivre: profiter d’un bon livre, d’un rayon de soleil, d’un moment de complicité avec les enfants,…

Et lorsque nous avons du temps, nous préférons le passer devant un écran: Facebook, Twitter, Netflix,…

Nous savons que nos enfants cherchent à attirer notre attention, quelle que soit la manière de le faire: positive ou négative. Alors autant leur montrer qu’ils ont toute notre attention, de la manière la plus positive possible 🙂

Donner de l’attention positive à nos enfants, ce n’est pas mettre nos activités entre parenthèse, c’est simplement passer quelques minutes par jour rien qu’avec eux et pour eux. Par exemple:

  • faire une partie de Uno,
  • parler de ce qu’il a appris de nouveau à l’école,
  • faire un coloriage avec lui,
  • faire de la pâtisserie
  • raconter une histoire le soir

Essayez autant que possible de supprimer les stimulis extérieurs pour profiter de ces moments privilégiés: coupez la TV, posez votre téléphone,…

Essayez également de passer des moments en tête à tête avec chacun de vos enfants. Expliquez bien au petit frère/petite soeur que vous ne voulez pas être dérangé, et que son tour viendra.

Dans les moments difficiles et conflictuels, il nous arrive parfois de ne plus vouloir passer du temps avec notre enfant.

Dans ce cas, regardez le simplement, montrez lui qu’il compte pour vous:

  • regardez le jouer à son jeu vidéo, 
  • asseyez-vous à côté de lui lorsqu’il regarde la TV, en passant votre bras autour de son cou
  • observez le quelques secondes lorsque vous passez devant sa chambre

Il n’est pas nécessaire de lui parler, soyez présent, tout simplement.

N’hésitez pas à dire “je vois que…” (je vois que tu as construit un château, je vois que tu joues à ton jeu vidéo, je vois que tu lis le livre que je t’ai acheté, je vois que tu as mis plein de couleurs sur ton dessin…): ça peut paraître bizarre au début, pour vous comme pour votre enfant. Mais le simple fait de dire “je vois que…” rassure votre enfant sur le fait qu’il compte pour vous. 

Surtout, soyez naturel! c’est le meilleur moyen de rétablir le lien 🙂

Découvrez plus d’informations dans cet article : 

Valorisez votre enfant et son comportement

Pour moi, la valorisation est le pilier de l’éducation. 

Il a été largement admis, par tous les professionnels du TDAH et de l’éducation en général, que l’éducation positive a beaucoup plus d’impact que les punitions. 

On a parfois tendance à vouloir “serrer la vis”. C’est normal, et c’est l’héritage de plusieurs générations d’éducation “à l’ancienne”.  

Misez sur la valorisation pour donner à votre enfant l’envie de bien se comporter. Après tout, il faut bien que ça paie de respecter les règles 😉

Outil #3 – 8 astuces pour valoriser efficacement son enfant

Mes conseils:

Valoriser / encourager autant que possible. C’est bon pour le moral et ça permet à nos enfants de grandir en prenant confiance en eux et leurs capacités.

Valoriser peut permettre de transformer un comportement négatif. Mais concentrez vous sur un seul comportement à la fois. Sinon votre enfant se découragera très vite, et vous aussi (je l’ai expérimenté! patience et bienveillance :))

Action: 

Pendant 1 semaine, prenez la peine de valoriser votre enfant au moins 5 fois par jour.

Faites le sincèrement, sans vous forcer.

Astuce: 

  • Au lieu d’évaluer: “tu as rangé ta chambre, bravo”, “ce dessin est magnifique”,…
  • Essayez de décrire ce que vous voyez, et ce que vous ressentez: “je vois que le lit est fait, les vêtements sont pliés, et plus rien ne traîne par terre! c’est un plaisir d’entrer dans cette chambre” ou “j’aime les couleurs que tu as utilisées pour ton dessin! en plus tu n’a pas dépassé! je suis fièr(e) de toi”

Soyez sincère dans votre démarche. Si le fait de valoriser n’est pas naturel pour vous, vivez-le comme une expérience.

Découvrez plus d’informations dans cet article :

Le renforcement positif

Plus que de la valorisation, le renforcement positif permet à votre enfant de modifier un comportement négatif en mettant l’accent sur ses progrès, et en lui permettant de visualiser concrètement les efforts à fournir et les progrès réalisés.

Exemple de méthodes de renforcement positif:

Je prévois dans les prochains temps un article entièrement consacré au outils de renforcement positif

N’entrez pas dans le cycle de l’opposition

Et pour ce faire, n’argumentez pas! 

cycle de l'opposition

Dans son livre “L’opposition : Ces enfants qui vous en font voir de toutes les couleurs​”, Benoît Hammarrenger nous explique que l’argumentation est un processus irrationnel chez l’enfant de moins de 12 ans.

“L’enfant de moins de 12 ans ne possède pas (ou peu) la pensée formelle (qui lui permettrait d’argumenter en suivant une démarche logique)” 

B. Hammarrenger

Exemple de pensée formelle: les légumes sont bons pour la santé, et sont pleins de vitamines. Je veux que tu sois en bonne santé. Je veux donc que tu manges tes légumes.

“L’argumentation est un carburant qui nourrit le cycle de l’opposition. Coupez l’argumentation, vous couperez l’opposition”

B. Hammarrenger

Cessez donc toute forme d’argumentation pour ne pas laisser le cycle de l’opposition s’installer.

Plusieurs méthodes pour couper l’argumentation:

  • Répéter “arrête” ou “stop” à chaque fois que l’enfant argumente. Sans s’énerver, juste répéter l’un de ces mots jusqu’à ce que votre enfant accède à votre demande ou accepte votre décision.
  • certains préconisent de répéter ce que dit l’enfant, comme un perroquet. Je n’aime pas particulièrement cette méthode, car je me sentirais humiliée qu’on me le fasse à moi même. A vous de tester si cette astuce vous convient.
  • la méthode du “1, 2, 3, retrait” est celle qui me convient le mieux. Je l’ai mise en place auprès de mes enfants opposants (mon grand beau-fils de 10 ans avec TDAH et TOP, et mon mini de 3 ans en pleine phase d’opposition). Pas facile au début, mais vraiment efficace tout en restant dans une autorité bienveillante.

Testez ces méthodes en alternance, selon le contexte et le degré d’opposition.

Découvrez plus d’informations la méthode du “1, 2, 3, retrait” dans cet article:

Soyez constant

Ne craquez pas, et encore moins lorsque vous travaillez sur un comportement.

Mettez vous d’accord avec votre conjoint, et travaillez main dans la main.

Dans le cas contraire, votre enfant s’en souviendra et s’engouffrera dans la faille.

Je sais à quel point on peut avoir tendance à culpabiliser lorsque notre enfant pleure, et hurle à travers la maison à quel point il nous déteste. Mais gardez le cap! et pensez toujours que vous investissez sur votre équilibre familial.

Autorisez-vous des pauses

Une fois que les règles sont bien intégrées, il m’arrive parfois de faire un break pendant 30 minutes dans la journée. 

Par exemple le soir, lorsque je récupère les enfants au périscolaire et chez la nounou. Ces 30 min sont comme un sas de décompression: “tout” est permis, je suis moins stricte et j’essaie de ne pas intervenir (sauf en ce qui concerne la sécurité, la santé, et le respect des autres).

Je l’explique aux enfants: c’est exceptionnel et ça ne dure que 30 min.

C’est d’ailleurs à ce moment que tout le quartier entend que nous sommes de retour à la maison 😉

Je sais que je peux le faire uniquement lorsque je suis seule avec eux car mon niveau de patience est plus élevé que celui de mon conjoint 🙂

Trouvez vos astuces! Testez et adaptez! Soyez autoritaire mais accordez vous un peu de flexibilité. 

N’oubliez pas de prévenir vos enfants lorsqu’une situation exceptionnelle: ne les laissez pas croire que cette exception devient une nouvelle règle 😉

Apprenez à passer le relais

Après une journée passée à gérer crises et conflits, il est tout à fait normal de ne plus réussir à garder son calme. Nous ne sommes pas des machines à éduquer!! 😉

La moindre petite cuillère qui tombe peut suffire à nous faire perdre le contrôle.

Par ailleurs, imaginez votre enfant hyperactif, qui a des difficultés à contrôler ses gestes.

En fin de journée, avec la fatigue, l’excitation et le stress, il a lui même plus de difficultés à se contrôler. 

Résultat: il a des gestes maladroits => vous vous fâchez => il est stressé et frustré => il a des gestes maladroits => vous vous fâchez => …

C’est le serpent qui se mord la queue, et c’est à ce moment qu’il faut réussir à dire STOP!

Apprenez à accepter votre fatigue nerveuse.

Passez le relai! 

  • à votre conjoint(e) lorsqu’il rentre du travail: allez prendre une douche ou un bain, sortez 15 minutes pour respirer de l’air frais, faites vos courses – seul(e)!! – 
  • à votre mère pendant tout un WE : sortez entre amis ou en couple et faîtes le plein d’énergie positive
  • Prenez un(e) étudiant(e) pour une soirée: nos enfants adorent explorer nos failles, mais ils ont souvent un comportement différent avec d’autres personnes. Une soirée avec une autre personne leur permettra, à eux aussi, de souffler un peu 🙂

Les punitions

“si vos enfants ne vous ont jamais détesté, vous n’avez jamais été un parent”

Bette Davis (1908-1989)

Tout au long de cet article, je vous ai principalement parlé d’éducation positive et de bienveillance.

Mais parfois, la valorisation, la bienveillance, la compréhension et les remises en questions concernant notre rôle de parent ne suffisent pas.

Un enfant opposant, par sa constance et son niveau d’expertise en la matière, arrive facilement à nous faire sortir de nos gonds et  dépasse (largement) les limites.

Tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice!! 
(en cadeau cette petite vidéo souvenir 🙂 )

La punition est un recours logique, tant qu’elle n’est pas systématique.

En effet, trop de punition tue la punition. Et votre enfant risque de ne plus craindre les conséquences, parce que les punitions font partie de son quotidien.

Dans l’idéal (et vous êtes seul juge de votre mode de fonctionnement), la punition devrait intervenir prioritairement lorsque votre enfant:

  • vous manque de respect et vous insulte
  • est agressif physiquement
  • casse intentionnellement des objets
  • menace de faire du mal à d’autres personnes,
  • menace de casser intentionnellement un objet

Il s’agit alors de comportements inacceptables, et la punition doit intervenir rapidement, et sans argumentation.

A noter:

Si vous punissez votre enfant, vous devez appliquer la punition, et la maintenir. Ne craquez pas, sinon votre enfant s’engouffrera dans la faille.

Par ailleurs, la punition doit être proportionnelle à la gravité du comportement (quelques préconisations de B. Hammarrenger):

  • placer votre enfant en retrait / en isolement : il s’agit ici de couper le lien comme dans la méthode 1 2 3 Retrait
  • obliger votre enfant à se coucher plus tôt le soir
  • le priver de dessert
  • le priver d’écran
  • lui retirer un privilège
  • le laisser assumer les conséquences. Par exemple: ne réparez pas un jouet que votre enfant aura détruit, déterminez une action de réparation: faire un dessin ou une lettre d’excuse à son frère, faire une tâche ménagère qui avait été assignée à sa soeur,…

Astuces: 

Pour éviter de mettre en place des conséquences disproportionnées, il peut être utile de préparer une liste de comportement / conséquences.

Par exemple:

  • s’il ne fait pas ses devoirs => privé d’écran jusqu’à ce que les devoir soient fait
  • s’il casse un volontairement un jouet de son frère => lui demander de réparer le jouet
  • s’il fait une crise dans le magasin => il devra se coucher plus tôt le soir

Reconnaissez vos torts si vous vous êtes emporté ou que vous avez donné une conséquence disproportionnée.
Vos enfants seront d’autant plus satisfait de constater que vous aussi vous pouvez vous tromper.

Pensez toujours à débriefer une fois que la situation est apaisée.

Voici un outil particulièrement utile, qui permet d’ouvrir le dialogue et de disséquer la situation problématique

Guide pratique pour mieux gérer l’opposition de mon enfant
https://www.miditrente.ca/fr/produit/operaction-mieux-te-connaitre-pour-mieux-agir

A éviter: fessées, rabaissements et injures

Mon but n’est pas de faire l’avocat du diable. Chacun gère à sa manière, avec ses propres limites et sa propre histoire.

Je sais à quel point il est difficile de rester calme face à un enfant opposant et provocant.

Mais voici mon avis sur la question:

Quoi qu’il arrive:

  • Ne soyez ni rabaissant ni injurieux: les gestes font mal mais les paroles blessent bien plus encore.
  • Respectez vos enfants si vous voulez qu’ils vous respectent.
    En effet, je suis persuadée que le respect s’acquiert par le respect, pas par la crainte.
  • De la même manière, évitez les fessées et les violences physiques: la fessée soulage à l’instant présent, mais ne règle en rien le fond du problème. 

Si votre enfant a des réactions violentes: évitez à tout prix ce type de réaction « je vais lui montrer ce que c’est de se faire taper ». En effet, ce type de réaction est contre-productive car vous punissez la violence,… par de la violence…

Si vous avez instinctivement des réactions violentes envers vos enfants (injures ou violences physiques): demandez vous d’où vous vient ce comportement.
Peut-être avez vous, vous-même, vécu une éducation particulièrement violente?

Creusez au plus profond de vous-même, et demandez vous si c’est à vos enfants de payer les comportements violents de vos propres parents.

Réglez vos comptes avec vos parents, pas avec vos enfants.

Enfin, n’oubliez pas de débriefer avec votre enfant une fois que la situation est apaisée. Vous pourrez comprendre pourquoi il a manifesté un comportement inacceptable, et vous pourrez vous aussi lui expliquer pour quelle raison vous avez eu une telle réaction.

Pour finir, n’oubliez pas qu’un enfant “difficile” est souvent un enfant qui souffre. La valorisation et le renforcement positif auront bien plus d’effets sur le long terme.

Prenez soin de vous!

Prendre du temps pour soi et pour nos enfants est souvent difficile à mettre en oeuvre, surtout après une journée (ou semaine) de travail.

On va souvent privilégier ce qu’il FAUT faire: le linge, le ménage, les courses, les devoirs,…

Au détriment de ce qui est vraiment important: se ressourcer dans un environnement qui nous donne de l’énergie, faire du sport, lire un bon roman, passer du temps en famille, avec ses amis,..

Prendre soin de soi est primordial pour notre équilibre personnel, mais aussi pour réussir à garder le cap dans les tempêtes de la vie quotidienne.

Trouvez ce qui vous fait du bien, et autorisez vous des bulles de décompression.

Pour ma part, j’ai découvert la méditation, le yoga et la course à pied. J’ai également  besoin d’une dose quasi quotidienne de promenade en forêt. 

Ces moments me permettent de lâcher prise et de retrouver l’énergie pour mieux appréhender les difficultés du quotidien.

De même, soyez juste et bienveillants envers vous même. 

Nous ne sommes pas des machines à éduquer, et nos enfants mettent souvent nos nerfs à rude épreuve.

Prenez soin de vous, et vous arriverez encore mieux à prendre soin des autres.

Rappelez vous que les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Avancez étape par étape et n’oubliez pas de faire le bilan à chaque fois pour mesurer le chemin parcouru.

Bon courage les parents!

A bientôt,
Hérade

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